Football

L1: Nice "n'a pas encore un vrai groupe", regrette Olivier Pantaloni

Published on September 19, 2026 at 10:45

Olivier Pantaloni pose devant le logo de l'OGC Nice, le 16 septembre 2026 à Nice — Valery HACHE / AFP
L'entraîneur de Nice Olivier Pantaloni lors d'un match de Ligue 1 contre le Paris FC, le 30 août 2026 à Paris — Thomas SAMSON / AFP
Olivier Pantaloni le 16 septembre 2026 à Nice au siège de l'OGCN — Valery HACHE / AFP
Olivier Pantaloni pose devant le logo de l'OGC Nice, le 16 septembre 2026 à Nice — Valery HACHE / AFP

De retour à Nice où il a joué de 18 à 21 ans, l'entraîneur Olivier Pantaloni connaît des débuts difficiles avec les Aiglons et estime dans un entretien avec l'AFP que l'OGCN ne forme "pas encore un vrai groupe", mais a tout de même "les moyens de faire un bon championnat".

QUESTION: Deux points en quatre journées, vos débuts sont compliqués...

REPONSE: "On est déçus. Il faut rectifier le tir. Le mercato est satisfaisant mais les principes de jeu ont été énoncés tardivement aux dernières recrues. La cohésion manque. On a un effectif de qualité, pas encore un vrai groupe. Pour le créer, il faut gommer les différences d'état de forme, redonner confiance à certains, mettre plus d'engagement en match. On en a parlé lundi en réunion. Chacun s'est exprimé. Puis encore mercredi, avec les cadres dont certains sont conscients de leurs erreurs, comme Youssouf (Ndayishimiye), qui a fait son mea culpa."

Q: Quel défi vous anime à Nice?

R: "L'envie de réussir! J'ai passé longtemps à Ajaccio entouré de personnes qui me faisaient confiance. Un luxe. Mais j'étais à bout de souffle à force de travailler dans la difficulté financière. S'est alors présenté le challenge de Lorient. Mes racines, ma famille, mes amis sont en Corse. Mais partir m'a permis de retrouver motivation et détermination. J'ai envie que Nice retrouve des couleurs. Il faut l'unité, d'où viendra la force qui offrira résultats et soutien des supporters. Malgré des prémices encourageants, il reste beaucoup de travail."

Q: L'an passé, les supporters avaient mis une grosse pression...

R: "J'ai rencontré quelques cadres ultras avec le président Cohen et Roger (Ricort, le directeur sportif, ndlr). La volonté est de repartir d'une feuille blanche. Arracher ce maintien a été une réussite pour les joueurs. Il faut en faire une force et montrer un visage différent, individuellement et collectivement. Les supporters ont beaucoup d'attentes concernant l'attachement au club. Être sous contrat ici induit un investissement sans faille. Ca ne me dérange pas, j'ai joué à Bastia et Ajaccio, où l'identité est forte, comme à Lorient où elle s'exprime différemment. C'est bien plus exacerbé dans le Sud. On le sait. Si ça ne convient pas, on ne signe pas ici."

Q: A votre arrivée, certaines attitudes vous ont-elles déplu?

R: "Il faut un cadre de vie dans lequel les joueurs s'épanouissent. Le but est d'amener le collectif à s'imprégner de nos idées. J'ai toujours veillé à l'égalité entre joueurs. La cohésion passe aussi par le respect, valeur fondamentale. Des sanctions existent, dont certaines sont lourdes financièrement. Elles peuvent aussi être sportives. Par le passé, il m'est arrivé de remplacer un titulaire irrespectueux du groupe une heure avant un match. Mais je ne suis pas flic et je n'aime pas les conflits."

Q: Comment résumeriez-vous vos principes?

R: "Avoir la possession. On travaille pour remédier à notre stérilité actuelle. Devenir une équipe solide défensivement. On m'a souvent taxé d'entraîneur bétonneur, comme lors de notre montée surprise avec Ajaccio (19 buts encaissés en 2022, ndlr). Mais pour avoir des résultats, certains comportements à la perte de balle ou quand l'adversaire est supérieur, sont indispensables. Il faut une grande rigueur et mettre le bleu de chauffe."

Q: Mieux vaut donc un 0-0 qu'un 3-3...

R: "Disons que je serais en colère d'avoir pris trois buts (Sourire). Faire sentir à l'adversaire qu'on est solide, sans faille, c'est montrer une réelle force. Prendre le dessus mentalement permet beaucoup, notamment avoir la capacité de développer du jeu."

Q: Pensez-vous, comme Roger Ricort, que toute la première partie de saison sera difficile?

R: "J'espère que ça ira beaucoup plus vite. Roger ne me mettra pas sous pression, mais s'il a des décisions à prendre, il le fera. Je ne lui en voudrai pas. J'espère que ça n'arrivera pas. J'ai envie de réussir. Contre Lille, on a besoin de points pour ne pas être largué. On se prépare à livrer une grosse bataille. Ce groupe a les moyens de faire un bon championnat. Il faut une prise de conscience."

Propos recueillis

Latest stories